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Marches des fiertés en France : comment s’organise la saison, et où trouver les dates

Vue aérienne de la foule de la Marche des fiertés de Paris

Photo : Daieuxetdailleurs, CC BY-SA 4.0

Je ne publie pas une liste de dates : elles changent chaque année, et un calendrier périmé est pire qu’une absence de calendrier. Ce que je donne ici, c’est la logique de la saison — qui, elle, ne bouge pas — et les sources fiables pour vérifier.

Pourquoi juin

En commémoration des émeutes du Stonewall Inn, à New York, dans la nuit du 28 juin 1969 : des descentes de police dans un bar gay, et plusieurs nuits d’affrontements qui marquent le début du mouvement de libération homosexuelle moderne. La première marche commémorative a lieu à New York un an plus tard, en juin 1970, et la date s’est imposée mondialement.

En France, les premiers cortèges apparaissent dans les années 1970, et la marche parisienne devient un rendez-vous d’ampleur à partir des années 1980. Elle se tient aujourd’hui, selon les années, à la fin du mois de juin.

Comment la saison s’organise réellement

On compte aujourd’hui en France plusieurs dizaines de marches par an, et elles ne tiennent pas toutes en juin. La répartition suit trois logiques.

Les grandes métropoles — Paris, Lyon, Lille, Marseille, Toulouse, Nantes, Bordeaux, Strasbourg, Montpellier, Rennes — se répartissent les week-ends de mai à juillet, en évitant de se chevaucher, parce que beaucoup de participants et d’associations circulent de l’une à l’autre.

Les villes moyennes décalent souvent volontairement leur date hors du mois de juin, pour ne pas disparaître derrière Paris médiatiquement et pour ne pas priver leurs bénévoles de la marche de la grande ville voisine. On trouve ainsi des marches en avril, en septembre et jusqu’en octobre.

Les marches rurales, apparues ces dernières années et qui se multiplient, suivent leur propre calendrier, souvent en fin d’été. Ce sont, de l’avis de tous ceux à qui j’en ai parlé, les plus émouvantes : trois cents personnes dans un bourg de deux mille habitants n’a pas le même sens qu’un cortège anonyme dans une capitale.

Où vérifier les dates

Trois sources, par ordre de fiabilité :

  • Le site de l’organisateur local — une association ou un collectif, souvent nommé « Pride » ou « Fiertés » suivi du nom de la ville. C’est la seule source qui ait l’information de première main.
  • Le centre LGBTI de la ville, dont l’agenda relaie l’événement et les réunions préparatoires. Le panorama des villes aide à les identifier.
  • Les fédérations nationales, qui publient chaque printemps un récapitulatif des marches de l’année.

À éviter : les listes recopiées sur des sites généralistes, qui traînent des dates de l’année précédente. J’ai fait l’erreur une fois, j’ai pris un train pour rien.

Ce qu’est une marche, concrètement

Une manifestation, légalement déclarée, avec un parcours, un ordre de cortège et des revendications — ce n’est pas qu’une fête, même si c’en est une aussi. En tête, les associations militantes ; au milieu, les associations, les syndicats, les institutions ; les chars musicaux sont répartis entre les groupes. La fin de cortège donne lieu à un rassemblement avec prises de parole, souvent le moment le plus politique de la journée et celui que la plupart des gens ratent.

Le débat récurrent sur la place des entreprises dans les cortèges est réel et mérite d’être connu : beaucoup reprochent à des marques une présence limitée au mois de juin, sans politique interne derrière. C’est un débat légitime, et il se tient chaque année.

Si c’est ta première

Trois conseils pratiques. Viens accompagné si tu peux, ou rejoins le cortège d’une association — ils accueillent volontiers, c’est même leur fonction. Prévois la logistique avant le matin : chaussures, eau, protection solaire et retour. Et si tu n’es pas sorti du placard, sache que tu peux demander à ce qu’une photo ne soit pas publiée, demande banale dans ce contexte.

Enfin : les organisateurs cherchent toujours des bénévoles, avant et pendant. C’est le meilleur moyen de connaître du monde en une journée, et j’en fais un argument sérieux ici. Le reste du dossier culture et les associations.

Ce qu'on me demande sur les marches

Pourquoi les Marches des fiertés ont-elles lieu en juin ?

En commémoration des émeutes de Stonewall, à New York, dans la nuit du 28 juin 1969, qui marquent le début du mouvement de libération homosexuelle moderne. La première marche commémorative a eu lieu un an plus tard.

Combien y a-t-il de Marches des fiertés en France ?

Plusieurs dizaines chaque année. Les grandes métropoles se répartissent les week-ends de mai à juillet, tandis que beaucoup de villes moyennes décalent volontairement leur date hors de juin, jusqu'en septembre ou octobre.

Où trouver la date de la Pride de ma ville ?

Sur le site de l'association organisatrice locale, qui est la seule source de première main, ou dans l'agenda du centre LGBTI de la ville. Évite les listes recopiées sur des sites généralistes, souvent restées sur l'année précédente.

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